Vendredi 10 mars 2006

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Je sais, ça fait un bout de temps qu’il est sorti. Je sais, le mois dernier, j’ai dit que white dwarf ne valait pas ce que l’on peut trouver sur le net. Mais j’ai aussi dit que j’étais un fanboy de merde, et que la série « le choix des armes » me donnait espoir, aussi je continue à acheter le nanno bianco chaque mois !

 Alors, que trouve-t-on ce mois-ci dans notre magazine grand luxe ? Et bien, quelques trucs bien sympatoches, à vrai dire ! Je ne m’étendrai pas ici sur les nouveautés warhammer 40K, et encore moins sur celles du sénieurdézano, dont je me bats les testicules avec une clé à molette, et me concentrerai sur l’essentiel de ce qui m’intéresse : la partie battle.

 On commence par une espèce d’edito un peu maladroit de la part de notre ami Alessio Cavatore, visiblement plus à l’aise à la table de jeu qu’avec un clavier entre les mains. Le concepteur de jeu nous explique, en substance (si j’ai bien compris) et dans une prose approximative, qu’entre jouer pour le fluff ou pour la gagne, « il n’y a pas de bon ou de mauvais choix ». Partant d’une photo où l’on voit un tueur nain en position de charger une vouivre orque, avec l’alternative de la charge suicide (« fluff ») ou de la sécurité (avec volée de pruneaux nains à la phase de tirs), ce bon Alessio nous assène une bien belle morale : n’imposez pas votre style de jeu à votre adversaire, adaptez-vous et surtout amusez-vous. Un beau message humaniste. Et deux feuillets pour dire 7 mots : « chacun s’amuse comme il l’entend ». Montaigne n’aurait pas fait mieux… Si, en fait.

 Tournons la page, et l’on se retrouve devant un article intéressant, signé Jervis Johnson, mister specialiste games himself, qui nous annonce une réforme d’envergure pour tous les tournoyeurs : désormais, fini les listes d’armées « officielles », « demi-officielles », « demandant l’accord de l’adversaire » : la V7 nous promet une clarification : ne seront considérés comme pleinement officiels que le livre de règle et les livres d’armée ; pour le reste, ce n’est que du « non-officiel », qui sera laissé à la discrétion des organisateurs de tournois. Une réforme qui a le mérite de clarifier le fouillis que devenait l’énorme amas de listes proposées ; comme je vois difficilement les organisateurs refuser par exemple les listes tempête du chaos, je doute qu’il y ait quelque conséquence négative que ce soit. Du tout bon, donc.

"Les nabots, c'est tabou, on en viendra tous à bout!" (photo prise au Monde du Jeu 2005)
Les 10 pages suivantes (oui, 10…) sont consacrées… attention… surprise… aux nains. Ahah, vous ne vous y attendiez pas hein, c’est pas comme si ces satanés barbus squattaient les pages depuis trois bons mois déjà ! Bon, j’avoue, j’ai tendance à m’énerver un peu dès que le syndrome « année du chaos » revient (pour ceux qui n’auraient pas connu cela, la dernière refonte de l’armée du chaos a été un véritable calvaire pour tous les lecteurs du dwarf non-joueurs des puissances de la ruine…).

Bref, des nains, oui, mais quoi précisément ? Et bien un article fort sympathique nous présentant pas moins de 4 seigneurs nains connus, avec leur profil, leurs règles spéciales, le tout accompagné d’un peu de background. Kazador, Kragg, Alrik, Burlok… Les plus nostalgiques seront mêmes contents de réentendre parler de Drong le Roc et de la reine Helgar (dont la figurine répondait à cette question existentielle des fluffistes : non, les naines ne portent pas de barbe, ou alors elles se rasent !), personnages de la boîte de campagne V5 « La rancune de Drong ».

On a ensuite droit à un bien curieux rapport de bataille, entre des nains et des gobos : superbe armée de gobs (je passe sur celle des nains, gavin thorpe n’étant pas connu pour ses talents picturaux, et encore moins pour ses choix de couleurs judicieux, à moins que les mineurs anglais ne s’habillent tout en jaune, ce dont je doute), magnifiques décors (l’intérieur d’une forteresse naine), mais une présentation pour le moins étrange : au lieu de sacrifier à la tradition de la narration au tour par tour, le magazine préfère faire de courts commentaires des points forts de la bataille sur différentes photos. Le point positif : beaucoup de photos, et ça c’est super. Point négatif : on s’y retrouve difficilement, et dans un rapport de bataille, on aimerait un peu de contenu rédactionnel, le but étant quand même d’expliquer un peu la stratégie de chaque joueur.

 Après ça, c’est du tout bon : d’abord, la suite de la série d’articles « le choix des armes », avec les premiers achats ne nos frenchies. Ce type d’article est extrêmement stimulant pour les joueurs, donne à voir la constitution de très belles armées, avec des thèmes forts et des conversions intéressantes, et prouvent que l’on a pas besoin de dépenser une fortune d’un coup pour jouer. Du tout bon ! Les quatre armées sont très bien : mentions spéciales aux hauts elfes des sables pour leur thème fantastique et leur compo pour le moins fluff (2x10 archers, 20 gardes maritimes ! Ca faisait longtemps que je n’avais pas vu ça…), et aux trois autres pour leur superbe peinture (et au joueur nain pour ses intertitres rigolos et (nain)pertinents). Bravo aussi pour le tuto « comment réaliser un katana pour ogre », particulièrement bien expliqué. Vivement la suite… A la fin, on a droit à un petit scenario d’escarmouche et un mini rapport de bataille, qui donne l’occasion de voir les très jolis loups de Nicolas Patey.

 Pour la bonne bouche, présentation d’une très belle armée nécrarque, sur deux double pages : le joueur présente lui-même ses différentes troupes, des nuées d’esprit très… éthérées au magnifique dragon zombie, pour le moins imposant. Bon, on se serait bien passé des conseils « tactiques » de la fin de l’article, pour avoir plus de photos, mais ne pinaillons pas…

 Une ch’tite double page de présentation du Games Day, où l’on apprend que les invités de l’année sont Aly Morrison et Gavin Thorpe, plus une surprise, et que le jury du Golden Demon sera composé de David De Abreu, Gil Charpenet et Jérémie Bonamant, dont on a une interview d’une double page avec les photos de quelques unes de ses plus belles œuvres.

 Enfin, pour bien finir, deux double pages de mentions honorables du Golden Demon, avec quelques réalisations sublimes, comme d’habitude.

 En résumé, un numéro fort correct, avec un peu de bonne lecture et beaucoup de belles photos… Un bon millésime, qui valait bien les 6,40 euros que j’ai investi…

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Dimanche 5 mars 2006

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Une typologie des joueurs, oui mais en s’amusant
Partie II-  Le joueur fluff


Commençons donc cette seconde partie par une étude des caractéristiques du joueur fluff. Le fluff, encore appelé background, pour nos amis les moins avertis, c’est tout cet aspect du hobby qui ne concerne pas le jeu, les règles ou le modélisme… C’est tout simplement l’univers, l’historique du monde de Warhammer. Pourquoi ne pas utiliser le terme « historique » alors, ce serait quand même plus simple, vous entends-je me demander d’un air interloqué…Ben oui, mais fluff c’est encore mieux, ça donne au zobbyiste ce petit côté « écoute-moi parler je m’y connais » qui fait tout le charme du warhammerien devant des néophytes (ou qui leur fait penser « mais qu’est-ce que c’est que ce barge »…) ; et puis en plus on peut déformer le mot et dire flouffe, et ça j’aime beaucoup (on se demande si on parle de Warhammer ou d’un plat slovaque mais bon…).

Enfin bref, revenons à nos dragons. Le fan de fluff est, a priori, l’adversaire le plus agréable qui soit. Mais comme en d’autres domaines, tout est question de degré, et ce qui est à la base une passion pour l’historique, qui donne une saveur particulière aux batailles, peut laisser place à un intégrisme assez hallucinant…

Vous rappelez-vous de Nigel S. ? Ce fluffiste de l’extrême nous avait gratifié dans des White Dwarf d’un temps immémorial (du temps de la V5, vous savez, cette époque bénie où un chef gobelin armé d’un couteau suisse et de la gemme noire de Gnar pouvait aller en remontrer à un seigneur du chaos sur dragon avec lame-de-la-mort-qui-tue et armure-de-la-protection-qu’est-trop-forte, mais je m’égare…) d’une série d’articles sur la constitution de son armée bretonnienne, selon des principes pour le moins drastiques, selon lesquels, en substance, il faudrait choisir 2000pts d’armée une fois pour toutes, avec des combinaisons d’objets magiques définitives, des noms pour chaque perso, peinturlurer tout ça, mettre trois couches de vernis et surtout, ne plus toucher à rien… le but ? Avoir une armée fluff, et jouer avec jusqu’à ce que mort s’ensuive, ou presque…A l’époque déjà, j’avais été choqué par de tels propos : quel était cet énergumène qui osait m’imposer une manière de jouer de façon aussi dogmatique ?

Bref, on le voit déjà, entre celui qui amène simplement une liste d'armée avec des noms propres et celui qui coup-fataliserait son adversaire à coups de martifouet clouté parce qu’il a osé faire des unités de 10 démonettes (alors que chacun sait que le chiffre sacré de Slaanesh est le 6 et ses multiples !), il y a un gouffre, et un grand encore...

Du côté de ceux qui ont font beaucoup, mais pas trop, on peut noter par exemple ce joueur qui s’était déguisé en chevalier bretonnien au Grand Tournoi Warhammer français : c’est drôle, ça rajoute un peu de piquant aux parties et ça fait des jolies photos souvenirs : que du bonheur donc. Il y a aussi ces joueurs ultra réalistes, dits "Yves Lecoq de la bataille rangée", qui  imitent le bruit des flèches, le squig agonisant (« iiiiirk »… oui je sais, j’imite super bien le squig agonisant, c’est ce qui fait ma renommée dans les dîners mondains) ou les gobs qui fuient, tel ce joueur de mon ancien club de jeu londonien qui, voyant son bloc de 50 avortons prendre leurs pattes à leur cou s'écria d'une voix stridente « we’ll be back ! gnarkgnarkgnark ». Jusque là, tout va bien, nous ne sommes encore qu'à un stade très bénin de cette sympathique pathologie qu'est la fluffomanie, et pas encore dans la monomanie à tendance psychotique dont certains font preuve…
Toutefois, à un degré plus élevé, ce genre de passion peut donner lieu à des phénomènes hallucinants et l’on rencontre parfois au détour d’un magasin de jeu des êtres assez extraordinaires, qu’il convient de décrire ici :

- L’intégriste du hobby
Il ne sera satisfait que quand les mots « jezzail » et « skink » seront dans le petit Robert… Il envoie tous les ans une lettre à ce sujet à l’Académie Française, ce qui à le mérite de faire sauter les pacemakers d’une partie des 40 immortels. Vous l’avez tous rencontré dans votre GW ou revendeur indépendant préféré, qu’il squatte allégrement, en bon habitué qui lourde les vendeurs et, tel l’idiot du village, se rend ridicule aux yeux de la faune locale en s’auto proclamant historien warhammeriste diplomé de la faculté d’Altdorf…

Personne n’a osé lui rappeler qu’il était en réalité cancre au lycée Samuel Von Pufendorf de St Yrieix la Perche (Haute Vienne), mais ce n’est pas l’envie qui vous manque. Après tout, ce n’est pas parce que cet insensé a écrit un dictionnaire du patois des nains de Karak Kadrin en 12 volumes et qu’il parle couramment le dialecte des Kurgans septentrionaux qu’il a le droit de se moquer de vous parce que vous ne connaissez pas par cœur le nom et le rang des treize seigneurs de la ruine skavens. Bon il est vrai que vous avez légèrement abusé le jour où vous l’avez menacé de lui sous coucher les gencives en chaos black s’il continuait à vous embêter avec les verbes irréguliers elfiques, mais il l’avait bien cherché, non ?

- Le snot fluffiste
Le snot fluffiste était déjà décrit partiellement dans le premier volet de cet article, consacré à ces avortons braillards. Eh oui, non contents de pourrir nos parties, ils s’en prennent aussi à l’historique.

Ainsi, le jeune Kevin, 12 ans, est le 9457eme inscrit du warhammer-forum ; il débarque, la goule enfarinée, sur la section Background, fort de ses connaissances reposant principalement sur la lecture de l’historique d’Archaon et de la description des dieux du chaos du livre d’armée Hordes du Chaos V6. Pourquoi utiliser la fonction recherche ou les épinglés ? « Cé fé pr les sal noobz », et Kevin lui ce n’est pas un noob  évidemment.

Puis Kevin, qui n’est pas la moitié d’un boulet, a une idée de génie : poser une question qui lui fera monter son nombre de posts et lui donnera de l’importance au sein du forum, car les gens vont lui répondre, le trouver intelligent et tout et tout… un clic plus tard, nous voici avec un énième sujet « c ki le plu forre d dieu du ko ? », suivi d’une énigmatique première approche : « pr moi c korn paske il nik tou ».

60% d’avertissements plus tard, Kevin fait un peu plus attention et joue au gars intelligent. Le problème c’est qu’il n’utilise toujours pas la fonction recherche. Pour cette raison, il s’émerveillera régulièrement (et en fera partager les autres utilisateurs) de choses connues depuis des années… C’est ainsi qu’après 6 mois, un nouveau thread de Kevin suggérera qu’il existe des liens entre Warhammer Battle et 40K (« sisi jvous jure fau me croir : les zeldar c d nelfes du future ») ou pensera avoir trouvé le secret de la pierre philosophale en insinuant que Khorne et Khaine ne sont pas sans rapport l’un avec l’autre, ce qui ne manquera pas de relancer une énième flame war, avec 6 pages de débat où les gens se traitent mutuellement de nazis et 140% d’avertos distribués à divers utilisateurs… Merci Kevin, beau boulot !

- Le cétémieuavantiste
Le cétémieuavantiste, quant à lui, se caractérise par un poil ras, des pattes courtes et des crocs acérés. Pour le cétémieuavantiste, le studio GW actuel est un ramassis de mous du bulbe qui ne sont pas à la hauteur des pères fondateurs que sont entre autres Steve Jackson ou Rick Priestley. Pour lui, le fluff de la V6 de Warhammer Battle ne vaut pas le papier qui a été utilisé pour l'écrire et les pages des codex de la V3 de 40K conviendraient à peine à essuyer un troll diarrhéique.

Sa bible s'appelle « Realm of Chaos », « Something rotten in Kislev » ou « L'Empire en flammes » (des vieux suppléments de Warhammer Battle et Jeu de Rôle pour ceux qui ne suivent pas). Affreux réacs ou joueurs habitués à une certaine qualité et ne voulant pas adhérer à la snotisation du hobby, les avis sur eux sont souvent controversés mais force est de constater qu'ils ont des arguments, et pas des moindres : je ne me suis jamais autant intéressé au fluff que depuis que, lisant leurs conseils avisés je lis les suppléments JdR de Warhammer, extrêmement complets et pleins d'informations passionnantes (qui n'a pas lu le "Book of the rat" de Garett Lepper ne peut pas se considérer comme un vrai joueur skaven).

Le cétémieuavantiste a aussi la caractéristique de mettre un bordel monstre sur les différents forums et mailings lists auxquels il participe ; son goût de la polémique trouve tout son intérêt lors de sujets où il traitera de pauvre gol un snot braillard qui, peu au fait de tout ce qu’à fait GW avant 2003, aura ramené sa fraise sur un thread sur la pertinence de certains personnages spéciaux, par un retentissant « oué mé tte facon t’a rien compri a la vi, abadon le fleau et kharn le félon y sont troforres, com arkaon dailleur » ; ledit thread mettra en moyenne 2 min 34 avant d’être fermé.
Loués soient donc les cétémieuavantistes pour l’éclairage intéressant qu’ils donnent aux joueurs peu au courant du fait qu’il y a eu une vie avant les codex maigrichons ; pour autant, on peut se poser la question de la pertinence d’une remise en question systématique de tout ce qui est postérieur à 1996 (au bas mot).

Des informateurs anonymes murmurent même qu’ils se réunissent parfois en secret dans de grands rassemblements lors desquels ils se déguisent en squats et brûlent une poupée de chiffon à l’effigie du diable Gaouine T., le loremaster qui a tant fait souffrir leur peuple. Est-ce vraiment raisonnable ?


- Le créateur
     Le créateur est un éternel insatisfait ; il se dit de façon fort juste que le monde de Warhammer est trop vaste pour que l’on n’alloue qu’à quelques personnes assermentées le droit d’en développer les richesses. C’est un grand incompris, la preuve : Games Workshop n’a jamais daigné répondre à ses courriers de 2kg comportant ses ambitieux projets : le livre d’armée des hommes castors, le codex pingouins stellaires, sans oublier ce qui aurait pu être un mythique supplément de campagne : « Tempête dans mon slip : Abbadon vs Archaon », qui voyait les deux persos trotroforres du chaos s’affronter pour la conquête de l’univers…

  Le créateur se caractérise aussi par une grande propension à convertir tout ce qu’il croise dans la vie réelle en caractéristiques jouables, y compris ses amis, sa famille…et ses fantasmes. C’est grâce à lui que l’on sait désormais qu’Adriana Karembeu partage la ligne de stats d’une matriarche furie avec la compétence ‘protubérances mammaires’ imposant un malus de -3 en Cd à tous les combattants de type masculin (morts vivants et elfes en collants exclus). Oui, c’est débile et inutile, mais ça amuse le créateur… Alors pourquoi pas ?

- Le fluffiste joueur
     Le problème principal avec le fluffiste intervient lorsqu’il se met à jouer. Nul ne pourra contester son investissement considérable dans la bataille, mais là encore, les tendances psychotiques de certains ressortent, pour le plus grand malheur de leur infortuné adversaire. Ces tendances s’observent principalement chez les joueurs chaotiques, dont la réputation de dérangés mentaux n’est plus à faire. Leur identification à leur dieu tutélaire, si elle vise à s’attirer les grâces de Khorne ou Slaanesh, peuvent vite tourner au grand n’importe quoi… On peut ainsi distinguer :

- Le dévot de meuh-slaanesh
     Quand il joue dans votre club, la soirée est interdite aux moins de 18 ans, tant ses conversions sont suggestives ; je ne détaillerai pas, vous savez tous ce dont je veux parler bande de coquinous. Le jour où vous avez sorti vos elfes noirs face à lui, il s’est dangereusement approché de vos figurines et s’est mis à baver de manière irrépressible sur Morathi et vos furies. Au final, il gagne parce que son attitude lubrique et ses clins d’œil provocateurs vous donnent envie de vous enfuir… On n’ose pas lui serrer la main après la bataille…

- Le fanatique greuh-khorneux
     Lui, il gagne parce qu’il fait peur. Il est arrivé au magasin une hache à la main (une vraie !) pour « se mettre dans l’ambiance », et annoncé sur un ton mi-figue mi-raisin qu’il vous, je cite « éplucherait, couperait en morceaux et vous ferait revenir aux petits oignons », suivi d’un rire sadique. Lors de la poignée de main pré-bataille, il vous a broyé les métacarpes dans une poigne d’airain. Dès qu’il fait une perte il beugle « blood for the blood god bwahahar ! » et les pacemakers et les sphincters des octogénaires dans un rayon de 400m lâchent. Vous n’en menez pas large et on vous comprend…

-Le mystique cui-tzeentchien
  Il parle par énigmes, on a l’impression qu’il nous manipule et qu’il se fout de nous perpétuellement ; on a qu’une envie : le poutrer pour faire disparaître son sourire moqueur. Lorsqu’il gagne, il est fier de la victoire de Tzeentch, mais quand il subit une défaite, il lance un sourire énigmatique et annonce que « ce n’est rien, cela fait partie des plans du seigneur du changement »… Toujours la bonne excuse quoi…

- L’adepte de prout-nurgle
     Dévoué à son dieu tutélaire jusqu’au bout de ses ongles noirs de crasse, il est gras, affublé d’un double menton et pustuleux à souhait, et il sent des dessous de bras… Avant la bataille, il ne se lave pas pendant 5 jours parce que « ça attire les faveurs de père Nurgle » comme il dit, exhibant ses chicots noircis et exhalant par là même une haleine qui relèguerait celle d’un prophète gris à un acteur de pub sanogyl… Vainqueur par asphyxie…

     On pourrait continuer longtemps à ainsi divaguer sur les possibles excès de nos amis les fluffistes. Ils n’en restent pas moins les gardiens du savoir, toujours prêts à aider le forumeur perdu qui voudrait un renseignement sur la reproduction des snotlings en milieu polaire ou les techniques d’épilation des naines de Karaz-a-Karak (sujet touffu s’il en est…). Loués soient leurs efforts d’éducation des foules et leurs tentatives désespérées de ramener les vils optimisateurs aux vraies valeurs du respect du background, même c’est souvent vain. Optimisateurs vous avez dit ? Tiens, ça me donne des idées ça… Rendez-vous le mois prochain, et je vous préviens : interro sur Realm of chaos au programme, alors au boulot !

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