Trois semaines après, je vous livre enfin le compte rendu tu tournoi de La Paillotte, aux Ulis (Essonne) ; un événement fort sympathique, qui m’a donné l’occasion de jouer trois batailles détendues et de rôder un peu ma liste de lézards version optimisée. J’avais déjà présenté ma liste ici, mais comme je sais que les gens sont flemmards, je la redonne tout de même…
- Just do Itxl, kurak ; arme lourde, armure légère, bouclier, marque de sotek, amulette du guerrier jaguar. 133pts
- Hokux Pokutzl ; 1 prêtre skink ; 2 PAM. 115pts
-10 skinks ; sarbacanes 60pts
-10skinks ; sarbacanes ; éclaireurs 70pts
-16 saurus ; champion, porte-étendard 216pts
-3 nuées de la jungle 180pts
-4 kroxigors 232pts
-5 saurus sur sang froid ; champion, porte-étendard, totem béni d’huanchi 255pts
-3 terradons 105pts
-2 salamandres 130pts
Total : 1496pts
Du costaud donc… Après une très courte nuit de sommeil précédée d’une session de peinture frénétique pour terminer vite fait le soclage de quelques figurines, je pars à l’aventure en RER et en bus, avant de finalement trouver la LCR de vaucouleur (rien à voir avec Olivier Besancenot), où se déroule le tournoi. Il s’avère que nous sommes une vingtaine de joueurs, prêts à en découdre, dispatchés dans plusieurs poules catégorielles de trois joueurs ; et comme je m’y attendais un peu, je me retrouve en poule 1, avec les vils bourrins, hihi… Au programme, du chaos, du brets (gloups) et du sylvain. Et c’est parti pour la meule…
Bataille 1, face à un joueur très sympa dont j’ai oublié le prénom, et son chaos zoubizou. Bon, zoubizou peut-être pas, mais force est de constater qu’il n’avait rien à faire en poule 1 tant sa liste était à des années lumières des nôtres… En gros, d’après ce que je me souviens, il avait deux exaltés sur char, un mago à chawal, deux unités de chevaliers mais pas d’élus, des chiens et des chiens de khorne, des hurleurs, et sûrement encore un ou deux trucs… Bon, la partie s’engage très mal sur mon flanc droit puisque, mal réveillé, j’évalue très mal une charge de mes sang froids sur les chiens de khorne, ce qui les laisse à la merci d’une charge combinée desdits chiens avec les hurleurs. Heureusement, ces petits démons ne font pas le poids face à ma cavalerie lourde, et les chiens pouffent magiquement, suivis un tour plus tard par les hurleurs.
Rapidement, mon adversaire fait une énorme boulette, faisant, pour je ne sais quelle raison, charger ses chiens sur mes kroxigors ; j’ai compris ensuite qu’il ne pensait pas qu’on avait droit à une irrésistible lorsqu’on se faisait charger… Du coup, je poutre sans peine et ça m’offre une autoroute vers ses cavaliers et l’un de ses chars alignés, que j’explose dans la foulée. Du coup, c’est un peu chaud pour les chaoteux, qui prennent très cher… je finis par encercler le sorcier monté et je le finis je ne sais plus trop comment, pendant que mes saurus sur sang froid jouent à cache cache avec le deuxième exalté sur char, avant de prendre l’initiative grâce au totem béni d’huanchi, qui m’assure un tablerasage en trois tours. Encore une fois merci à mon adversaire, qui est resté très agréable et courtois tout au long de la journée alors que son armée était clairement en dessous de celles de la poule, ce qui lui a valu de bonnes bâches… La revanche quand il veut, avec des listes plus équitables ;-)
Victoire
Au tour 3, les chaotiques sont tous morts et mes skinks installent le pique nique
Bataille 2, contre Mouth et ses bretonniens. Après ma première partie rapide, j’ai largement eu le temps de me refroidir avant que la seconde ne débute, la pause déjeuner se prolongeant au-delà des délais prévus et les joueurs étant peu apparemment peu habitués aux avantages des tournois en poules. Pas grave, cette pause à rallonge m’aura donné l’occasion de discuter avec plusieurs personnes et de recevoir des compliments sur la peinture de mon armée, pourtant loin d’être achevée ! Lors de cette deuxième partie, j’allais donc devoir affronter ma nemesis personnelle : les bretonniens. Je déteste affronter ces boîtes de conserve assemblés au sein de gros autobus à mvt 8. Et cette fois en plus, mon sympathique adversaire Mouth n’avais pas fait dans la dentelle, avec au moins 4 fers de lance si je me souviens bien (désolé pour les approximations, mais le tournoi est loin maintenant… C’est ça d’être une grosse feignasse et d’attendre trois semaines avant de pondre un débrief !), dont pas mal de chevaliers du royaume, quelques quêteux et graleux, les inévitables pégases et le minimum syndical de personnages (une sorcière et une grande bannière). Gloups.
L'étau bretonnien se resserre et je commence à prendre peur...
Je suis assez satisfait de la manière dont j’ai géré les flancs ; d’abord, mon adversaire fait la connaissance de la pan t’es mort, cette fameuse bannière des hommes lézards qui fait le café et déboîte sans broncher une unité de chevaliers du royaume sur mon flanc droit, avant de revenir menacer les arrières des bretonniens (qui avancent à fond les ballons) ; de l’autre côté, mes salamandres profitent de la combinaison d’une forêt et d’une colline pour jouer à cache cache avec les chevaliers qui leur font face, finissant par en tuer assez pour qu’ils paniquent hors de la table… Au centre, les choses se passent beaucoup moins bien pour ma pomme, et rapidement je me sens, comment dirais-je… oppressé, encerclé, enfin dans ma merde jusqu’au cou quoi. Pourtant, suite à une erreur de placement de mon adversaire, mes nuées parviennent à engluer les pégases, que je craignais par-dessus tout ! Mes braves petits lézards empoisonnés les retiendront jusqu’à la fin de la bataille.
Trop de chevaliers tue le chevalier... Euh non, pas vraiment en fait.
Mais voilà qu’un fer de 6 royaume charge mes skinks, qui fuient, et redirige dans mes kroxigors ; je pars confiant, mais j’ai tort puisque mes brutes épaisses anticavalerie se font plier et fuient lamentablement ! Avec le recul, je n’aurais certainement pas dû être si confiant puisqu’un fer de lance de 6 plie effectivement 4 krox dans les statistiques, exception notable puisqu’en générale, les kroxigors sont conçus spécifiquement pour s’occuper de la cavalerie lourde. Décidément, ces bretonniens ont le beurre, l’argent du beurre et le cul de mes pauvres lézards :’(
De son côté, mon speedy kurak se lance en solo dans une charge des chevaliers du graal, et là je suis vraiment serein… normalement. Les graaleux sont 4, sans bannière, et je peux les défier les uns après les autres. Même s’il refuse, il a au maximum 4 attaques qui toucheront et blesseront
Egalité
sur 4+ mon gégé, sans compter sa sauvegarde… Oui mais voilà, la théorie c’est bien joli, mais la pratique fait souvent mentir les chiffres. Malgré ses 5A F7, mon kurak (qui a lancé un défi accepté) ne fait aucune blessure en charge, perd de 1 et tient. Au tour suivant, son adversaire de défi (2 attaques seulement donc) touche deux fois, blesse deux fois, et devinez quoi ? ben oui, je rate mes deux sauvegardes. Pouf, plus de général, dommage. Pendant ce temps, mes saurus se font doucement ramoner face à des chevaliers du royaume menés par un porteur de la grande bannière avec plusieurs vertus. Mais c’est sans compter sur mes sang froids, qui reviennent dans la bataille, chargent et mettent en déroutent les quêteux, avant de s’offrir au dernier tour une charge sur les chevaliers pégases, me rapportant finalement assez de points de victoire pour obtenir un nul (en ma défaveur de 30pts si je me rappelle bien). Ouf ! Très bonne bataille, disputée jusqu’au bout, et j’interromps ma série noire de défaites contre les brets ; que du bon, donc :-)
Défaite.


Les nouveautés, donc. Il y en avait plutôt pas mal, présentées par des hôtes de choix : Le loremaster Gavin Thorpe himself, et le sculpteur Aly Morrison, ainsi que Dan Abnett. A la veille de la sortie de warhammer V7, vous avouerez qu’on fait difficilement mieux. Malheureusement, Gav
était trop occupé à signer des autographes pour pouvoir répondre aux questions de tout le monde, et j’ai donc dû me contenter moi aussi d’un simple paraphe sur un poster, brave fanboy de merdre que je suis. En revanche, j’ai pu admirer comme tout un chacun les magnifiques sorties à venir. Je ne m’étendrai pas sur les nouveautés Forgeworld, auxquelles je ne connais pas grand-chose, mais il y avait de bien belles choses ; niveau battle, les choses étaient au moins aussi intéressantes, avec le contenu intégral de la nouvelle boîte de jeu, ses nabots et ses gobs. Mon impression générale concernant les gobs (puisque les nains sont les mêmes que ceux qui viennent de sortir, c’est-à-dire de très belles figurines) est qu’ils sont à la fois plus fins mais ont un look cartoon assez prononcé, peut-être lié à la peinture du studio ‘eavy metal. Très jolies réalisations en tous
cas, les chevaucheurs d’araignées, qui font leur grand retour, sont particulièrement réussis. Le troll aussi est fort joli, même si je dois avouer que je préfère le look des actuels (qui datent un peu, il est vrai). Dernière nouveauté, mais pas la moindre : un coffret collector comprenant cinq figurines représentant
Après le golden, après les guest et après les nouveautés, il était plus que temps de descendre au sous-sol, là où les « waaaagh » d’adolescents en rut percent la faible luminosité pour strier les tympans des braves visiteurs. Là où l’atmosphère est saturée en ozone et en odeurs de sudation mâle à partir de 13 heures. Là où l’on trouve les tables de jeu et les dioramas. Alors question dioramas justement, cette année c’était deux pour le prix d’un : Games Workshop nous a reservi la scène d’attaque skaven d’une cité temple, le plus beau dio que j’ai vu jusqu’à maintenant ; je n’ai pas repris de photos car j’en ai déjà mis sur ce blog, mais il vaut vraiment la peine d’être vu. En prime cette année, on avait droit à un diorama warhammer 40K d’un GD allemand, retraçant l’attaque d’une cité impériale par des taus, dont vous pouvez voir une ou deux photos. Bref, de bien sympathique choses.


J’hésite à parler des quizz, car on risque de m’accuser d’être un gros vilain qui critique tout (ce qui est faux, puisque j’ai trouvé que l’événement était dans l’ensemble une réussite, mais c’est vrai que finir avec les braillements de la salle du bas est un peu risqué si l’on veut avoir un dernier mot positif…), mais je crois que je vais m’y risquer quand même, car ça m’a vraiment frappé. Alors le quizz, kézaco ? A la base, le principe est simple, interactif, rigolo et donne envie d’essayer. Je dis bien « à la base ». En réalité, voilà comment ça se passe : on annonce au micro « dans quelques minutes, un quizz, plein de blisters à gagner, viendez nombreux, on va se fendre la gueule ». Alors là, moi, naïvement, je me dis « cool, essayons » et me joins à la masse qui s’agglutine devant le podioume, où le GA (gentil animateur) est déjà prêt à asséner ses questions. Il se lance, et là… dommage, les enceintes ne marchent pas. Du coup, on entend quasiment rien à ce qu’il dit ; pas évident quand on est pas collés contre les grilles devant lui. Lorsque les gens ont enfin compris la question, un hurlement continu, un brouhaha innommable sort de la foule ; on se croirait à un concert de Patrick Bruel à la grande époque, les cris stridents remplacés par des braillements gutturaux ; et dans l’amas de bonnes réponses hurlées à tue-tête, l’animateur choisit un type au hasard, arguant du fait qu’il a répondu en premier, ce qui est absolument impossible à définir, et lui donne le blister. Comme disait un rédacteur de backstab il y a quelques années en sortant du GD, « j’dois être trop vieux pour ces conneries ». Ce qui ne m’a pas empêché de passer une très agréable journée, de (re)voir plein de gens que je connais et de vouloir y retourner l’an prochain. Comme quoi, on râle, on râle, mais on est tous accros. Promis, en 2007 je m’achète des mains et je gagne un golden demon. S’ils créent une catégorie « moins de 7 ans », ça devrait être jouable…
prendre une unité d’infanterie pour tenter méticuleusement de faire un demi tour et une roue avant qu’un membre du staff ne la lui arrache des mains en la bougeant de 15 pas dans une direction aléatoire en disant « on s’en fout ça », je me suis dit que j’avais bien fait de ne pas participer. Un peu plus loin, on jouait un peu plus « sérieux », en un contre un, avec 400pts de battle ou de 40K. L’idée est sympa, même si j’avoue ne pas tellement voir l’intérêt de venir au Games Day pour jouer contre de nouveaux adversaires, chose que l’on peut faire toute l’année pour zéro brouzouf… Mais les gens avaient l’air de bien s’amuser ; seule chose qui m’ait un peu choqué : j’ai vu des armées non soclées, voire pas vraiment peinte (beaucoup de sous couche…), ce que j’ai trouvé étonnant vu la rigidité (légitime) de GW quant à l’obligation de peinturlurer ses gurines pour jouer –par exemple- dans un magasin.
Commentaires