Lundi 25 septembre 2006

publié dans : Divers & insolites ajouter un commentaire
Cette nouvelle mise à jour n'intéressera peut-être pas tous les lecteurs de ce blog, puisqu'elle ne s'adresse pas vraiment aux initiés... Et pour cause. Il s'agit d'un article que j'ai rédigé pour le journal Presse Océan (quotidien régional nantais), après avoir "couvert" le salon du jeu, qui se tenait il y a deux semaines à Paris. Donc forcément, ça s'adresse au plus grand nombre et présente peu d'intérêt pour l'initié.... Je le soumets néanmoins, car je sais qu'à titre personnel, j'aime beaucoup lire ce qui s'écrit sur mon hobby.

Salon du jeu : des milliers de visiteurs rassemblés à Paris pour une grand-messe ludique

 Pas la trace d’une boîte de monopoly. Et même en cherchant bien, impossible ce week-end de trouver un stand de scrabble sur tout le hall n°2 du parc d’exposition de la porte de Versailles, à Paris, où se tenait pourtant le « salon du jeu ». Paradoxal ? Pas vraiment.

 Finis les petits chevaux : depuis des années, les jeux qui font rêver les bambins et dépenser de vraies fortunes aux passionnés s’appellent warhammer, warmachine ou confrontation, et allient stratégie et peinture de figurines. Un peu comme un jeu d’échecs dont le plateau prendrait vie pour voir s’affronter elfes, dragons et autres créatures fantastiques. Sur une table de démonstration représentant un village médiéval, deux armées de figurines peintes s’affrontent en suivant les règles d’un livre de 300 pages. « J’ai attiré tes archers dans un piège, jubile soudain l’un des deux généraux, au prochain tour je peux les charger avec mes chevaliers. »

La peinture sur figurines, c’est la passion de Bruno Grelier, un Nantais bien connu dans le microcosme des artistes de la miniature, qui a contracté le virus il y a 15 ans, pour arrêter de fumer. Il est venu présenter quelques pièces et retrouver ses « copains de la fig », accompagné par quelques membres des Chevaliers du centaure, une association couëronnaise. Et à l’en croire, le pinceau est au moins aussi addictif que la cigarette : « Si je n’ai pas ma dose hebdomadaire de « p’tits schtroumpfs » à peindre, je suis un peu triste », explique ce quinquagénaire, qui avoue avoir passé jusqu’à 120 heures sur une figurine…

A quelques encablures de là, elfes et guerriers, toujours… mais en taille réelle cette fois. Ils tiennent le stand de la fédération française de jeu de rôle grandeur nature. Vêtu d’un plastron de cuir, casque de guerrier à la main et hache au flanc, Vincent, 25 ans, à l’air tout droit sorti du Seigneur des anneaux. Mais sous ses airs de pourfendeur d’orcs, ce technicien de 25 ans ne ferait pas de mal à une mouche… d’ailleurs, son arme est en latex. Il n’abandonnerait pour rien au monde son singulier hobby, « mix entre théâtre d’improvisation et reconstitution historique », qui lui permet de « vivre un peu ses rêves. »

Vivre leurs rêves, c’est le point commun de tous ces joueurs, venus retrouver, l’espace d’un week-end, le frisson de leurs univers fantastiques. Et, parmi des centaines d’autres passionnés, jouer le jeu : celui d’assumer totalement cet esprit de grand enfant qui sommeille en chacun de nous.

Pratique : les jeux à Nantes : Sortilèges, 7 rue des Trois croissants ; Games Workshop, 9 rue du Moulin.

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