
La peinture sur figurines, c’est la passion de Bruno Grelier, un Nantais bien connu dans le microcosme des artistes de la miniature, qui a contracté le virus il y a 15 ans, pour arrêter de fumer. Il est venu présenter quelques pièces et retrouver ses « copains de la fig », accompagné par quelques membres des Chevaliers du centaure, une association couëronnaise. Et à l’en croire, le pinceau est au moins aussi addictif que la cigarette : « Si je n’ai pas ma dose hebdomadaire de « p’tits schtroumpfs » à peindre, je suis un peu triste », explique ce quinquagénaire, qui avoue avoir passé jusqu’à 120 heures sur une figurine…
A quelques encablures de là, elfes et guerriers, toujours… mais en taille réelle cette fois. Ils tiennent le stand de la fédération française de jeu de rôle grandeur nature. Vêtu d’un plastron de cuir, casque de guerrier à la main et hache au flanc, Vincent, 25 ans, à l’air tout droit sorti du Seigneur des anneaux. Mais sous ses airs de pourfendeur d’orcs, ce technicien de 25 ans ne ferait pas de mal à une mouche… d’ailleurs, son arme est en latex. Il n’abandonnerait pour rien au monde son singulier hobby, « mix entre théâtre d’improvisation et reconstitution historique », qui lui permet de « vivre un peu ses rêves. »
Vivre leurs rêves, c’est le point commun de tous ces joueurs, venus retrouver, l’espace d’un week-end, le frisson de leurs univers fantastiques. Et, parmi des centaines d’autres passionnés, jouer le jeu : celui d’assumer totalement cet esprit de grand enfant qui sommeille en chacun de nous.
Pratique : les jeux à Nantes : Sortilèges, 7 rue des Trois croissants ; Games Workshop, 9 rue du Moulin.
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